La cession Dailly et l’escompte
25 juin 2026

Vos clients vous règlent à 30, 45 ou 60 jours, mais vos charges, elles, ne attendent pas. La cession Dailly et l’escompte sont deux techniques bancaires qui vous permettent de transformer vos encours clients en trésorerie immédiate. Le principe est simple : vous mobilisez auprès de votre banque des créances ou des effets de commerce que vous détenez, sans attendre leur échéance. Voici comment fonctionnent ces deux leviers et comment choisir entre eux.
Le principe : mobiliser des créances
Lorsque vous facturez un client à terme, vous détenez une créance que vous n’encaisserez que plus tard. La cession Dailly et l’escompte reposent sur la même idée : obtenir de la banque une avance sur ces sommes en attente. Vous récupérez ainsi de la trésorerie aujourd’hui, contre une rémunération de la banque. C’est un outil clé pour financer votre trésorerie et votre besoin en fonds de roulement.
La cession Dailly
Encadrée par la loi Dailly, cette technique permet de céder à votre banque vos créances clients, regroupées dans un bordereau, en échange d’une avance de trésorerie. La banque vous ouvre une ligne mobilisable et vous avance tout ou partie du montant des créances cédées.
- Souplesse : vous cédez les créances que vous choisissez, au fil de vos besoins.
- Créances professionnelles : elle s’applique aux factures émises envers des entreprises ou des collectivités.
- Recours : en cas d’impayé, la banque peut généralement se retourner vers vous, sauf garantie spécifique.
L’escompte
L’escompte concerne les effets de commerce : lettres de change (traites) et billets à ordre. Vous remettez l’effet à la banque, qui vous en avance le montant avant l’échéance, déduction faite des agios. À l’échéance, c’est la banque qui encaisse l’effet auprès du client.
- Adapté aux secteurs où les paiements se font par traite.
- Rapide : l’avance est disponible dès la remise de l’effet.
- Avec recours : si l’effet revient impayé, la banque vous le réclame.
Dailly, escompte ou affacturage ?
| Critère | Cession Dailly | Escompte | Affacturage |
|---|---|---|---|
| Support | Factures / créances | Effets de commerce | Factures |
| Gestion du recouvrement | Reste chez vous | Reste chez vous | Confiée au factor |
| Garantie contre l’impayé | Optionnelle | Non | Souvent incluse |
L’affacturage va plus loin en externalisant la gestion et le recouvrement de vos factures, là où Dailly et escompte restent de simples avances. Le bon choix dépend de votre volume de créances et de votre organisation.
Coût et conditions
La banque se rémunère par des intérêts (agios) calculés sur le montant avancé et la durée, ainsi que des commissions. Le coût dépend du profil de l’entreprise, de la qualité des débiteurs et des conditions en vigueur. Une ligne Dailly ou un plafond d’escompte est négocié en amont avec votre banque, ce qui suppose un dossier financier soigné.
Questions fréquentes
La cession Dailly coûte-t-elle plus cher qu’un découvert ?
Souvent non : adossée à des créances réelles, elle est généralement mieux tarifée qu’un découvert non garanti. Tout dépend des conditions négociées.
Que se passe-t-il si mon client ne paie pas ?
Sauf garantie spécifique, la banque dispose d’un recours contre vous et vous réclame le montant avancé. Des solutions d’assurance existent pour couvrir ce risque.
CreditPro négocie vos lignes de mobilisation
Mettre en place une cession Dailly, une ligne d’escompte ou un contrat d’affacturage suppose de négocier les bons plafonds et les bonnes conditions. CreditPro, courtier en crédit professionnel, compare les offres des banques, structure votre dossier et obtient les meilleures conditions pour mobiliser vos créances. Pour le panorama complet, consultez notre guide comment obtenir un crédit professionnel. Demandez votre étude de financement gratuite.
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